Éducation, thérapie et pédagogie : le triptyque de la réinsertion

Plus de 75 ans après, l’association Moissons nouvelles est toujours active. Créer en 1942 en Algérie, l’association émane de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Elle est transférée en 1962 en France où elle développe ses activités jusqu’à aujourd’hui. Les premières structures ouvrent en 1964 dans l’Est du pays.

L’institut thérapeutique éducatif pédagogique de Pellevoisin s’installe au 24 rue Notre-Dame en 1969. « Elle accueille cinquante deux enfants de 6 à 18 ans », explique Chantal Blanc, ancienne directrice du pôle du Val de Loire depuis 2010. L’association nationale Moissons nouvelles reprend l’ancien hôtel qui avait été acquis par le Caducée, une association dirigée par le docteur Chatillon. « Nous avons parlementé pour reprendre la structure ».


Soins médicaux pour l’intégration

Ce n’est qu’en 1984 que l’association établit à Pellevoisin un institut médicalisé. Une évolution a eu lieu avant d’arriver à l’intitulé et la structuration de l’ITEP. Depuis 2006, « nous accueillons des jeunes qui ont des troubles du comportement. Ce sont des jeunes avec des troubles psychiques, des jeunes ayant des problèmes à s’intégrer en société ».

L’institut et son personnel composé de professionnel de la santé et de l’éducation ont une mission bien particulière : « permettre aux jeunes de retrouver le droit commun ». Ces jeunes n’arrivent plus à s’intégrer dans la société, s’intégrer dans le milieu scolaire. Mais ce travail ne se fait pas seul, « c’est en partenariat avec les établissements scolaires et d’autres associations ».


Une sortie d'apprentissage pour les jeunes de l'ITEP.

Une prise de décision parentale

Les jeunes qui ne peuvent pas intégrer un établissement scolaire publique sont scolarisés dans une école intégrée à l’institut afin de les préparer à une prochaine étape de vie. Selon la pathologie, le séjour pour le jeune est plus ou moins long. « Nous sommes un passage. Ils peuvent rester de six mois à plusieurs années ». Mais cela ne les empêche pas de participer à des clubs sportifs.

Les jeunes accueillis sont « envahis par leurs soucis, et ont de la difficulté de s’en sortir ». Mais ils n’ont pas forcément de soucis intellectuels. « Leur fonction cognitive est préservée. Il y en a qui ont même 140 de QI ». Mais pour les accueillir dans l’institut il faut que « les parents soient décisionnaires, ce sont eux qui viennent ».

Quand un parent s’aperçoit que son enfant a des troubles déficitaires au niveau psychologique, ils doivent contacter la MDPH qui oriente vers l’institut. Et « nous nous adaptons aux besoins de l’enfant ». Et pour avancer dans la thérapie de l’enfant « le travail est en lien permanent avec les parents ».

© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

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