A la conquête du label bio

Une nouvelle exploitation a vu le jour sur la commune de Luçay-le-Mâle. Christelle Azou a repris le terrain familial de 5 ha. Sur cette micro-ferme elle y a installé 700m² de serre. « Je porte le projet depuis plus d’un an et demi et j’ai fini le montage de la serre début mars de l’année dernière », révèle la jeune néo-rurale. Elle grandit à Nanterre et venait en vacances dans cette résidence secondaire de ses parents.

Christelle Azou s’est installée sur ce terrain, il y a 15 ans. Elle a commencé à travailler dans un élevage caprin. « J’ai voulu reprendre, avoue-t-elle, et cela à avorter ». Elle est donc restée comme salariée en tant que responsable pendant 7 ans. « J’en avais fait le tour dans les chèvres », ce qui l’amena à se réorienter vers le maraichage. Quand « je suis venue à la campagne c’est parce que je voulais vivre dehors », dit-elle.


Christelle Azou s'est lancée dans le pari du maraichage

La surprise totale

« J’avais envie de m’installer à mon compte ». À l’aube de ses 40 ans, Christelle Azou arrive à la chambre de l’agriculture dans l’idée de profiter de la dotation pour les jeunes agriculteurs. « Je n’avais pas besoin de terre, je l’ai déjà ». En 6 mois, tout s’est mis en place. Elle a commencé par abattre une partie du bois qui recouvrait la surface derrière sa maison. Avec son compagnon, elle réalise sa serre et le système d’irrigation.

Le pari de réussite sur ce terrain était de pouvoir « broyer les souches sans qu’elles repoussent, explique Christelle Azou. Je connaissais l’endroit et je savais que cela pousse mais la structure du sol est dure ». En hiver, son terrain est de la boue avec la pluie qui tombe et l’été c’est très sec. « Je ne savais pas si cela allait pousser ou non ». Quelle joie la jeune femme a eu en voyant sa production.


Place aux marchés

« Pour la première année, mon objectif était de réussir tout ce qui est légumes de ratatouille ». Christelle Azou a aussi fait des expériences en termes de semi. « J’ai fait des carottes. Je ne pensais pas que cela fonctionnerait ». Et elle eu la surprise de récolter de beaux et bons légumes. Cette réussite lui a donné de la confiance pour l’avenir. « Je deviens un peu plus audacieuse » en sachant qu’elle s’est donnée 3 ans pour se développer.

La production de Christelle Azou est marquée par le label bio. « Pour moi, le client doit avoir une garantie, explique-t-elle, c’est important que quelqu’un d’extérieur le valide ». Elle a présenté sa première production à la mi-mai sur le marché de Luçay-le-Mâle. En juin, elle a conquis celui de Saint-Aignan. Et depuis peu, elle a abandonné le marché de son village car les personnes ont leurs propres légumes dans leur jardin mais « je me suis sentie soutenue par les villageois ».

© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

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