Bernanos est de retour

George Bernanos fait à nouveau surface à Pellevoisin, mais cette fois-ci dans les locaux du sanctuaire. Du vendredi 16 novembre à 18h jusqu’au dimanche 18 novembre à 14h. Le programme commence avec l’intervention de Mr Daugeron, le propriétaire de l’ancienne maison de la famille Bernanos. Celui-ci présentera l’histoire de la famille de l’auteur.

Ce week-end s’axe sur la thématique la Jeunesse : espérance et sainteté. Le sanctuaire a choisi cet angle pour aborder l’écrivain qui « est perçu habituellement comme un auteur catholique même s’il est non conventionnel », rappelle Jean-Emmanuel de Gabory, recteur du sanctuaire Notre-Dame de Pellevoisin.


Bernanos et la petite Thérèse

La pensée de Georges Bernanos a évoluée au cours de sa carrière. « C’est intéressant de voir qu’à un moment il a était influencé par la petite Thérèse ». Le frère de la communauté de St-Jean explique que l’auteur a été marqué par cette figure d’Église et par ce qu’il appelle l’esprit d’enfance. « Pour lui, la sainteté c’est de retrouver l’esprit d’enfance ».

Sainte Thérèse de Lisieux n’est pas la seule à l’avoir marqué même si elle est « omniprésente, en particulier dans Un journal de curé de campagne puisqu’il va terminer son roman par sa fameuse parole « Tout est grâce »». Bernanos évoque Jeanne d’Arc et la Vierge marie de manière plus discrète.


Bernanos et l’Église

« Bernanos va distinguer ce qu’il appelle l’Église institutionnelle et la sainteté », explique le recteur du sanctuaire. Dans un de ses ouvrages, l’auteur évoque la sainteté de Jeanne d’Arc au cours de son procès à Rouen. Dans l’ouvrage la Grande peur des bien-pensants, il montre les dérives des personnes qui ont était formaté par une pensée d’une partie de l’Église de France.

Bernanos se révolte contre l’Église espagnole sous Franco. Les Grands cimetières sous la lune est le reflet de sa pensée. Dans cet ouvrage « il condamne l’Église espagnole qui a béni le franciste et qui a couvert des atrocités », rappelle Jean-Emmanuel de Gabory. Ce roman marque un tournant dans sa pensée et sa réputation d’auteur catholique.


La tombe de Bernanos à Pellevoisin

Bernanos aujourd’hui

« Nous n’avons pas voulu d’un coloc universitaire au sens stricte, explique le recteur, mais permettre à des jeunes de débattre avec si possible des jeunes intervenants ». L’objectif premier est de faire découvrir aux jeunes un auteur et qui se l’approprient. Pour donner un peu de couleur à ce week-end, Samir Siad revient avec une autre pièce de théâtre.

« Gérard Leclerc, chroniqueur dans le journal France catholique, va nous parler de l’actualité de Bernanos ». Celui-ci évoque des sujets qui restent possibles de débattre dans notre société. « C’est intéressant de reprendre certains cris qu’il jette, conclue le recteur parce que pour lui le cœur du problème c’est l’absence de vie intérieure ».


Programme complet

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