Gilets jaunes : 1 an après, la France rurale toujours oubliée !

Il y a un an, plusieurs centaines de milliers de Français descendaient dans la rue pour exprimer leur colère et leur sentiment d’abandon face à un gouvernement incapable d’entendre leur malaise et leurs revendications.

Ces milliers de Français issus de cette France rurale se sont notamment fait connaître en se mobilisant sur les ronds-points partout sur le territoire. Ce 17 novembre 2018, cette France périphérique s’est levée pour faire entendre sa voix. Oui, pour la première fois, nous avons vu dans nos rues, sur nos ronds-points et dans nos campagnes le peuple de France dans sa diversité se soulever. Qu’ils soient salariés, fonctionnaires, retraités, étudiants ou encore chefs d’entreprises, tous ont pris conscience qu’il était temps d’agir. Pour la première fois, la majorité silencieuse, celle qui ne manifeste pas, celle qui ne compte pas ses heures, celle qui a trop longtemps baissé la tête a décidé d’exprimer son ras-le-bol. Ras-le-bol d’être oubliée des politiques publiques qui ne prennent pas en compte les spécificités de nos territoires et de leurs besoins en matières de santé, de transports et de services publics. Ras-le-bol d’être abandonnée par un gouvernement qui n’entend pas la souffrance de ses agriculteurs, qui ne comprend pas les difficultés de ses entrepreneurs et de ses artisans qui croulent sous les charges et le prix de l’essence. Ras-le-bol enfin d’être dénigrée par ses élites déconnectés qui ne connaissent pas la réalité du pays, la pénibilité au travail et la détresse des familles monoparentales qui ont du mal à boucler leurs fins de mois.

Cette mobilisation historique a permis de faire prendre conscience à cette « France d’en-haut » qu’il était temps de remettre la justice sociale et l’égalité des territoires au cœur de leurs priorités. Elle a permis à cette France rurale de se rendre compte, dans un élan de mobilisation et de fraternité, qu’elle pouvait être entendue, qu’elle pouvait être écoutée. Si des mesures ont pu être annoncées par le Président de la République pour tenter d’éteindre l’incendie, le malaise profond qui touche nos territoires n’en a pas moins disparu. Dans l’Indre, le combat pour la défense de nos hôpitaux reste plus que jamais d’actualité. Celui visant à préserver un service public de qualité et de proximité l’est tout autant. L’aéroport de Châteauroux attend toujours un geste fort de l’État pour poursuivre son développement, nos élus locaux attendent eux-aussi des moyens d’action concrets et de la considération de la part de l’exécutif. Nos paysans désespèrent toujours de voir des solutions viables et pérennes proposées à l’ensemble des professions agricoles. Non, un an après la crise des gilets jaunes, la France rurale est toujours oubliée ! Monsieur le Président, il n’est pas trop tard pour entendre la voix de la France que l’on entend jamais parce qu’on ne lui donne jamais la parole, d’entendre la France qui affronte les difficultés de la vie. Monsieur le Président, entendez la voix de cette France en colère qui ne se résigne pas et souhaite apporter ses idées et ses propositions. À l’occasion de cet anniversaire, entendez cette France qui n’a pas besoin de belles paroles ou de grand débat, mais qui attend impatiemment de grandes actions !

Communiqué de presse de

Nicolas FORISSIER


En bonus la question orale à l'Assemblée nationale


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