© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

La Vache qui rit s’est finie

Plus qu’une journée pour aller voir l'exposition de Benjamin Rabier à Palluau-sur-Indre. Avant de la clôturer, l'office du tourisme a invité Patrick Buron le détenteur de la collection exposée à venir parler de ce dessinateur berrichon qui n'est finalement pas si connu que cela. Ce mercredi 25 juillet à 10 heures a donc eu lieu une visite guidée.

Dans les deux petites pièces que le bâtiment a offert comme place pour l’exposition n’a pas permit de mettre toute la collection de Patrick Buron, mais au travers des objets et des affiches qu’il a pu mettre installer, Benjamin Rabier se révèle. « L’exposition se découpe en douze panneau », explique Patrick Buron.


Patrick Buron présente sa collection

Un dessinateur du coin

Pour commencer cette visite commentée, le propriétaire de cette collection rappelle que « Benjamin Rabier dont sa famille est originaire de l’Indre car son père est né à Langé ». Dans ses débuts le dessinateur recherchait son style, l’inspiration qui sera la sienne. « Nous voyons qu’il n’y a pas d’animaux ». Ce n’est que plus tard qu’ils apparaitront.

La partie majeure du travail de Benjamin Rabier se retrouve dans les journaux. Les premières années où ses dessins apparaissent, il est également « employé aux halles la nuit à Pris et dessinateur le jour ». Il arrêtera son travail de nuit une fois que ses dessins lui rapportent suffisamment pour vivre.


Visite commentée le 25 juillet

Un homme paradoxal

La particularité du dessinateur, c’est que lorsqu’il parlait de lui, il mentait. « Il n’aimait pas se mettre en exergue, explique Patrick Buron. Pour parler de lui il n’était pas à l’aise. Il trichait carrément ». Dans une coupure de presse de l’époque, un article biographique par lui-même a été publié. « C’est tout faux, même sa date de naissance ».

Pour vivre de ses dessins, Benjamin Rabier se lance dans la publicité. Pendant la guerre il invente la fameuse vache rouge qui perdure encore aujourd’hui : la Vache qui rit. « Au départ, c’était la Wachkyrie pour se moquer des Allemands », explique le collectionneur. Et madame Bel dont son mari Léon Bel, détenteur de la marque, a demandé de rajouter les boucles d’oreille.


Dernière partie de l'exposition

C’est une chance pour la communauté de commune d’Écueillé-Valençay d’avoir un collectionneur comme Patrick Buron qui s’est intéressé à Benjamin Rabier, un grand dessinateur, qui rappelons-le, est enterré à Faverolles-en-Berry. C’est une exposition regroupant de nombreuses coupures de presse, de planches à dessins et d’albums pour enfants qui, pouvons-nous l’espérer, tournera sur le territoire du Boischaut-Nord où le dessinateur à de fortes attaches.

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now