Le confinement, mais à quel prix ?

Nous sommes des millions à être confinés depuis deux semaines et ce temps se poursuit. Nous n’avons pas été préparé à cet évènement. L’être humain de notre temps n’est pas préparé pour ce type d’épreuve. Nous sommes immergés par nos activités du quotidien. Nous vivons un rythme qui souvent nous laisse peut de temps pour nous-mêmes. Aujourd’hui, le monde tourne au ralenti. Notre quotidien pour la majorité d’entre nous est rempli de blanc. Après avoir effectué ses tâches quotidiennes à la maison, après s’être occupé des devoirs des enfants que faire ?

« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans sa chambre » énonçait le philosophe Blaise Pascal. Dans ce temps de confinement, la peur du vide est omniprésente. Nous avons rapidement tendance à vouloir le combler. Il est possible de le faire avec des petits riens. Pendant ce temps de confinement, il est important de s’occuper et de ne pas se laisser aller. C’est l’occasion de prendre conscience de ses sensations. Regarder sa plante verte grandir, redécouvrir le goût du café le matin, ouvrir un livre abandonné sur son étagère, se plonger dans les chefs-d’œuvre du cinéma…

Le philosophe Blaise Pascal s’est rendu compte que le divertissement est le meilleur remède pour éviter de penser à soi et à la mort. L’activité est un bon moyen pour ne pas se replier sur soi-même au cours de ce confinement. Cet enfermement n’est et ne sera pas sans conséquences. Il y a les premières conséquences sont l’anxiété, la dépression et pour certaines personnes cela peut conduire à des symptômes post-traumatiques. Et sur le long terme les insomnies peuvent arriver ainsi que le sentiment d’incapacité de faire quoi que ce soit. Attention plus particulière à avoir avec les personnes déjà fragiles psychologiquement.

Un confinement de plus de 10 jours peut causer des symptômes post-traumatiques (Crédit : Max Oppenheim - Getty)

Les conséquences se portent aussi sur la santé publique. Les personnes ou les médecins qui repoussent les traitements sérieux, les pathologies qu’il faudrait diagnostiquer maintenant et qui se fera plus tard. Les conséquences seront lourdes. Il y aura également les conséquences économiques qui joueront sur la santé avec la perte de salaire, le chômage, les travailleurs précaires et les dirigeants de petites et moyennes entreprises qui vont perdre gros dans ce contexte. Après le confinement, il faudra faire attention à ses comportements qui peuvent entrainer à des prises de risques accrus.

Boris Cyrulnik, grand neuropsychiatre de notre temps, préconise de vivre ce confinement autour de trois mots magiques. « Action. Il est nécessaire de s’impose une heure d’activité physique par jour. Affection. Il faut dire aux proches que nous ne pouvons pas voir en ce moment et nous manquent à quel point ils comptent pour nous, cela aura un effet tranquillisant. Réflexion. C’est la méditation, la lecture, l’écriture… autant de mécanismes de protection qui nous aideront à reprendre une vie normale après le confinement ».

Josiane AUGIS

© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

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