Oublaise, une histoire d’altruisme mal vue

Oublaise est un lieu-dit dont la réputation a été controversée au fil du temps selon les détenteurs du château. André Chêne, un lucéen, a très bien connu le commandant Perret qui a fait du domaine d’Oublaise un lieu pour les marginaux.

Le château qui se dresse sur la butte a été construit par le marquis de Préaux à l’emplacement d’un vieux château. Il semblerait que le marquis de Préaux a construit le bâtiment au fur et à mesure que l’ancien était détruit.

Cet homme qui avait de l’argent « était un mécène, précise André Chêne, puisqu’à Luçay-le-Mâle, il y avait une salle des fêtes avant la guerre et c’était la salle qui a été offerte à la paroisse par le marquis de Préaux ».


Le château d'Oublaise a été construit par le marquis de Préaux

Le collège d’Oublaise

Rapidement, l’homme a tout perdu. Le château a donc été racheté par un marchand de bois, avant la guerre, grâce au potentiel forestier du lieu. Mais celui-ci a été exploité au cours de la guerre. « Un collège de la région parisienne s’est déplacé pour éviter les bombardements ».

Alors qu’il avait moins de 10 ans, après la Seconde guerre mondiale, « j’ai vu ce qu’on appelait des zazous, ces jeunes qui venaient de Saint-Germain-en-Laye arrivés à Oublaise ». Ce surnom était dû à la tenue que les jeunes portaient.

Les jeunes allaient de temps en temps en centre-ville et ils se faisaient remarqués. « Je me souviens que tous les gosses d’ici, nous regardions bizarrement, se remémore André Chène. Ils avaient des vestes plus longues que le short ».


La fabrique d'Oublaise tombe en ruine

La construction d’un centre

Le château d’Oublaise a donc été transformé en collège durant une dizaine d’années puis est racheté par le Commandant Perrette. « C’est un militaire qui avait été sous l’épreuve de la guerre d’Indochine. André Chêne ajoute que le commandant prenait sa retrait ».

Ce militaire a été sensibilisé par les militaires qui revenaient d’Indochine en étant blessés, handicapés et sans famille. C’est ainsi qu’il transforme le château d’Oublaise en centre d’accueil pour ces hommes là.

L’objectif du Commandant Perrette étaient de les accueillir « et suivant leur handicap, de créer des ateliers où ils pouvaient travailler ». C’était un centre d’accueil de personnes handicapées. Et après la guerre d’Indochine, il s’est mis à recueillir les SDF.


La fabrique d'Oublaise est devenu le terrain de jeu pour le paintball

L’altruisme du Commandant Perrette

Habitant dans le château, le commandant Perrette accueillait de nombreuses personnes rejetées par la société. « Il leur donnait à manger, de quoi s’habiller et les mettaient au travail ». Cela à fonctionner pendant longtemps.

Il a accueilli jusqu’à une centaine de personnes. Dans la même période, à Paris, œuvre l’abbé Pierre qui est venue en été 1954 rencontré le Commandant Perrette. Il y a eu une volonté de travailler. « À Luçay-le-Mâle ce n’était pas très admis ».

La commune qui à l’époque comptait environ 2000 habitants était contre ce projet. « Son principe était très altruiste » mais le problème était le fait que le passé des personnes accueillies était méconnu et cela faisait peur.


Topographie du lieu-dit

Une page se tourne

Un jour, le préfet de l’Indre débarque à Oublaise car il a appris qu’une centaine de personnes travaillaient sans être déclaré à la Sécurité sociale. « Perrette accueillait tout le monde. Il les mettaient au travail, mais il ne respectait pas les règles administratives ».

Dés lors, le Commandant Perrette devait les mettre en règles. Celui-ci s’est mis en colère. « Puisque c’est cela, Monsieur le Préfet, vous allez vous débrouillez avec les cents clochards que j’ai actuellement », rapporte André Chêne.

Dans sa colère le militaire a emmené les cents personnes devant la préfecture de Châteauroux et les a laissé sur place en déclarant la fermeture du Centre d’accueil à Oublaise. « Mais il avait son idée derrière la tête ». Il vend donc à la communauté des dévots de Khrisna.


Reportage vidéo




Article en commun avec

la Renaissance lochoise

© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

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