Pellevoisin détenteur d’une prison

Pellevoisin a dans sa commune un grand bâtiment qui fait office d’Institut thérapeutique éducatif et pédagogique tenu par l’association Moissons nouvelles. Ces mètres carrés n’ont pas toujours été piétiné par les enfants. Dés 1876, après les apparitions de la vierge à Estelle Faguette était un grand hôtel accueillant les pèlerins venant au sanctuaire. Et de septembre à décembre 1940, l’État de Vichy réquisitionne le bâtiment.

Le Grand hôtel devient alors une prison d’État où de grands personnages ont été internés : Marx Dormoy et Georges Mandel, anciens ministres ou encore Vincent Auriol, futur Président de la République ainsi que 13 autres personnes. Ils ont été internés avec aucun véritable chef d’accusation mais seulement sur la loi du 3 septembre prévoyait l’internement de « tous individus dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique ».

Un hôtel-prison

Dés le 1er octobre une dizaine de personnes arrivent dans le bâtiment. Ce sont des hommes politiques, des industriels du domaine de l’aviation et des hommes d’affaires. Leurs conditions sont sommaires et ils doivent suivre un règlement strict. Chaque homme devait subir un isolement individuel total. Ils étaient surveillés par 54 gardes-mobiles et des membres de policiers de la Sureté Nationale. Mais leurs épouses pouvaient venir les voir.

Une fois que le régime de Vichy a arrêté Pierre Laval en décembre 1940, la détention à Pellevoisin s’est arrêtée. Les internés ont été déplacés vers d’autres lieux. Cela donne une ouverture à Pétain pour reprendre les combats en Afrique du Nord selon Robert Courrier, fils de Charles Courrier détenant la direction de la prison d’État. Le grand hôtel restera occupé pendant une vingtaine d’années par les gardes-mobiles.



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