Se réinsérer après la drogue

Saint-Jean espérance, une association qui est installée dans la ferme au lieu-dit les Besses. Elle est « habilité pour accueillir des jeunes. Le fait d’être une association, affirme Philippe Vannier, directeur depuis deux ans, est un moyen de montrer que nous faisons un travail professionnel ». Elle a été fondée « par le père Jean-Philippe, frère de Saint-Jean en 1987. Son intention était d’accueillir des jeunes avec des problèmes d’addiction et de les aider à se sortir de cette problématique », explique frère Juan Pablo, arrivé il y a trois ans aux Besses.

Les jeunes accueillis ont entre 18 et 35 ans quelques soient leurs addictions. Quand il s’agit de drogue et d’alcool, les jeunes doivent passer par un sevrage médicamenteux en hopital avant de venir parcourir leur chemin dans l’association. « A la différence des hôpitaux psychiatriques, explique le religieux Juan Pablo, nous accompagnons le jeune pour trouver la cause de son addiction ».


Philippe Vannier, directeur, et frère Juan Pablo

Trois piliers pour s’en sortir

L’association est basée sur trois piliers. Le travail manuel au sein de la ferme et le travail sur soi. « Nous aidons les jeunes à revenir au réel par le travail manuel et le travail sur soi permet de reconnaitre sa problématique ». Le second pilier est la vie communautaire qui permet de mettre en place du relationnel et créer des amitiés entre les jeunes présents. « Les toxicomanes sont très solitaires à la base. La drogue accentue l’effet ». Le troisième est la quête spirituelle mais pas religieuse. « Apprendre aux jeunes à ouvrir leur esprit c’est-à-dire leur intelligence et leur volonté. Frère Juan Pablo explique, un toxicomane n’est pas dans la réflexion ».

Financièrement l’association n’a aucune subvention. Les jeunes ne vivent que de dons et des ventes de leur travail. Quand ils arrivent, ils sont dans l’ensemble sans un sous voir même avec des dettes. « Nous les prenons en charge tels qu’ils sont, affirme Philippe Vannier. Tout cela est un gros coût ». Malgré tout, un grand nombre s’en sortent et retrouve la possibilité d’avoir une vie normale.

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