Un nouveau visage de l'agriculture

Vendredi 30 novembre, la médiathèque de Valençay a accueilli le CIVAM pour la projection du documentaire le Champ des possibles de Marie-France Barrier mis en avant par le festival Alimenterre 2018. Un documentaire de 2017 qui est proche de notre réalité car elle retrace des témoignages d’agriculteurs français. Sept portraits sont présents.



Le premier portrait est celui de Pierre, dans le Calvados. C’est un ancien pilote de chasse. Après 20 ans de métier, il lâche tout à 40 ans pour construire lui-même sa ferme. Afin de se former au maraichage, il rejoint la ferme Sainte-Marthe à Milançay dans le Loir-et-Cher. Une expérience que nous avons eu l’occasion de parler sur Boischaut-Nord mag.


(Revoir les articles : La Renaudière, une ferme révolutionnaire ;

Air France c'est fini !!! ; Un début prometteur pour Valérie)


Linda a quitté depuis 6 ans (en 2017) son poste de haute responsabilité. Avec son compagnon, ils démarrent avec 15 000 € et la moitié d’un SMIC pour deux. Leur avantage a été que le terrain appartient à la famille d’Edward. Leur objectif : laisser la nature œuvrer sur cet ancien champ céréalier. Le couple a remarqué le retour des oiseaux et autres animaux.


Olivier a toujours été dans l’agriculture. Ayant appris de ses aïeux que l’intensif était la solution, il exerça son métier ainsi jusqu’à ce qu’il décide de changer sa méthode. « J’ai changé car mon système me paraissait à bout, avoue-t-il. Je constate que mes rendements sont meilleurs et mes plants ont une meilleure qualité » depuis son changement.


Valentin qui ne souhaitait pas faire de la viticulture comme son père a fait des études le conduisant à la fonction publique. Mais il décide de retourner après ses études sur l’exploitation de son père et de la convertir en bio. Son père a eu peur la première année, mais Valentin a réussi à le convaincre avec les résultats positifs qu’il a eus.


Frédéric élève des vaches laitières en Sarthe. Depuis 3 ans, il a commencé à sortir ses vaches des stabulations pour les mettre en plein air. « Aujourd’hui, on enseigne qu’il faut donner du maïs et du soja », chose que Frédéric réaliser. Cette première méthode l’a conduit à la ruine. En les mettant au près c’est une économie de nourriture et qui donne un meilleur rendement.


Dans le limousin, 11 trentenaires qui se sont rencontrés sur les bancs de l’école se sont regroupés dans une seule ferme. Dans celle-ci, on y trouve 8 activités différentes. Ils ont décidé de travailler ensemble et de réaliser des roulements pour les week-ends ce qui leur permet d’être d’astreinte toutes les 11 semaines. Leur ferme est soutenue par les habitants.


Et le dernier portrait est insolite : trois bergers dans une ville. Trois personnes ont décidé d’élever des moutons dans une cité. « Quand les moutons passent dans la ville il y a tout qui ralentit ». Les moutons profitent de l’herbe des squares et les enfants découvrent les animaux. Ses trois personnes apportent un coin de ruralité à la ville.


Ce documentaire a le mérite de dépeindre des réalités que l’on ignore quand on n’est pas dans le milieu agricole. La réalisatrice a choisi de mettre en avant des agriculteurs qui ont su changer de méthodes malgré leurs réticences et qui ont eu des résultats positifs. Elle a aussi fait le portrait de néo-ruraux qui plaquent tout pour se reconvertir.


Le film en vidéo :



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