Une femme engagée par le théâtre


Anne-Élisabeth Prin créa la Grange aux Blas-Blas

Du blas-blas peut-être pas tant que cela. Dans un coin de la campagne de Luçay-le-Mâle, à quelques kilomètres de la frontière de la Touraine, se trouve la Grange aux Blas-Blas, une ferme accueillant un théâtre. Arrivée en 2009 dans cette ferme, Anne-Élisabeth Prin et son compagnon Nicolas Leffray ont aménagé la grange en un théâtre pouvant accueillir quarante-neuf personnes. « Tous les week-ends sur la période d’hiver nous avons travaillé pour que le théâtre puisse s’ouvrit au printemps ». Le pari a été tenu. En avril 2009, la Grange aux blas-blas a ouvert ses portes avec un premier spectacle.

L’aventure de ce théâtre est liée à la propre aventure d’Anne-Élisabeth Prin qui tutoie les planches depuis l’âge de 10 ans. « En 1984, j’ai commencé en tant qu’amateur à Cluis. J’ai poursuivi avec le conservatoire à Limoges ». Suivie de la rencontre avec une compagnie de théâtre à Buzançais qui l’a aidé à avancer puis elle a travaillé avec une compagnie à Le Blanc avant de créer sa Compagnie des voyageurs éphémères.

Pour son premier spectacle, réalisé entièrement par elle, Anne-Élisabeth Prin a fait appelle à sa mère « la pire spectatrice que nous puissions avoir ». La mère de la comédienne avait décidé de prendre un calepin pour noter tout ce qui n’allait pas. « Arrivé à la fin du spectacle, ma mère n’avait pas pris de notes, je savais alors que c’était bon ». Une petite anecdote qui a pu donner confiance à la comédienne dans son projet.


Du théâtre engagé pour sensibiliser

La Grange aux blas-blas se veut être un lieu convivial et ouvert aux publics et à d’autres compagnies. « Cela devient de plus en plus difficile de trouver des lieux de présentation ». Le petit espace qu’est le théâtre permet que cela « reste à l’échelle humaine, il y a une proximité avec le publique », une volonté de la comédienne.

Anne-Élisabeth Prin ne recherche ni la gloire ni la reconnaissance avec son théâtre. Son but est de pouvoir s’exprimer sur des thèmes sociaux qui peuvent déranger la pensée commune. « J’ai envie de rester libre » et c’est ce que lui permet sa compagnie. « Elle me permet de me lâcher ». Les thématiques que choisit la comédienne permettent de mener les spectateurs à la réflexion. « J’ai besoin de faire du théâtre pour changer les choses ».


Des spectacles pédagogiques pour les enfants.

La comédienne a eu l’occasion d’intervenir auprès des classes de 3ème des collèges d’Écueillé et de Valençay avec l’aide d’autres organismes. « J’aime bien travailler avec d’autres associations », ce qui lui a permit de réaliser des discussions après ses spectacles. Quand elle choisit un texte, c’est parce que « je reste sensible au contenu. Si le texte me plait, je me dis alors que je vais le jouer ». Elle a pris l’habitude de se documenter avant de traiter un sujet et de le transformer en pièce.

Anne-Élisabeth Prin travaille sur des projets autour du prix indrien des lecteurs Escapages, avec une autre comédienne. Autour de trois livres sélectionnés pour les 4 ans et plus, le duo était en pleine réalisation du spectacle l’hiver dernier. C’est beaucoup de travail pour la comédienne puisqu’elle s’occupe de la scénographie, de la lumière et le son sur chacun de ses spectacles. « Il faut créer une ambiance faire voyager les spectateurs ». Ce qui intéresse Anne-Élisabeth Prin c’est « d’emmener les personnes dans leur propre imagination ».

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