Une miellerie pour la communauté

Une miellerie commune, une solution qui permet de faire des économies aux apiculteurs amateurs. William Guimpier, maire de Villentrois-Faverolles-en-Berry, a ouverture un local il y a un an avec une machine à récupérer le miel des rayons. Son projet a été établi dans le cadre de la TEPCV (Nrdl. Territoire à énergie positive pour la croissance verte) de la Communauté de communes Écueillé-Valençay dont il était en charge.

En 2016, Ségolène Royale a lancé un appel à projets pour la TEPCV. « Notre dossier a été retenu, affirme William Guimpier. En octobre 2016, nous avons été signés la convention au ministère de l’écologie ce qui nous donnait accès à de nombreuses actions que nous pouvions réaliser ». C’est ainsi que sur le territoire de la CCEV des ruchers ont été mis en place sur sept différentes communes.


William Guimper montre le protocole de fonctionnement

Transformation d’un bâtiment

La commune de Faverolles-en-Berry est l’une d’entre elles. Elle possède une ruche pédagogique « pour la formation, pour que les personnes s’approchent sans avoir à se protéger ». La saison de la récolte arrivant, William Guimpier a profité d’un bâtiment communal vide, ne servant à rien, pour mettre en place cette miellerie collective. L’idée allait de soi avec l’installation des ruchers.

Le maire avait dans le projet que cette miellerie soit accessible aux sept communes qui ont des ruchers mais aussi aux particuliers qui possèdent des ruches. « Au niveau de la Région, c’est une idée qui a séduit ». Rester à trouver le financement. Celui-ci provient de la Région et du département. « La miellerie nous a permit de rénover un bâtiment, de créer quelque chose de nouveau et de donner accès à des personnes qui ont envie d’avoir une ruche ».


La mairie de Luçay-le-Mâle a été la première à utiliser l'équipement le premier jour de l'ouverture

Se former et passer le flambeau

L’idée est selon l’avis du maire un bon moyen de venir à la survie des abeilles. Lui-même est un passionné et apiculteur amateur. « Il faut que nous les protégeons car elles sont malmenées ». L’année dernière, William Guimper a réalisé une animation auprès des enfants. Il a été émerveillé de leurs nombreuses questions et pense que c’est vraiment auprès de ce public qu’il faut sensibiliser la population.

Dans le cadre de ce projet, des formations ont été mise en place et c’est un des conseillers municipaux qui est en charge de la miellerie. Un règlement a été établi par la commune de Faverolles-en-Berry. « Nous ne faisons pas cela pour l’argent, précise William Guimpier, mais nous nous mettons à disposition contre une petite rémunération pour payer l’eau et l’électricité ». Le prix est fixé au nombre de cadres. Les apiculteurs apportent leurs sceaux et leur matériel.

Josiane AUGIS

© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

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