Une rencontre littéraire et brésilienne




Sébastien Lapaque, journaliste au Figaro littéraire, a été invité le 5 juillet 2018 à Pellevoisin pour l’anniversaire des 70 ans de la mort de l’écrivain Georges Bernanos. Celui-ci a accepté de nous parler de sa rencontre et son cheminement littéraires avec cet auteur.





Boischaut-Nord Mag : Comment avez-vous découvert et fini par aimer Georges Bernanos ?

Sébastien Lapaque : Quand j’avais 18 ans je suis passé devant une libraire et j’ai vu sur la vitrine un livre qui s’appelait la Liberté pour quoi faire ? J’ai trouvé cela très frappant comme titre. Surtout quand on a 18 ans c’est le genre de question que l’on se pose. Donc je suis rentré dans la librairie, je me suis acheté Liberté pour quoi faire ?, je l’ai lu et là j’ai été immédiatement saisi. Ensuite les Grands cimetières sous la lune qui est sa dénonciation de la compromission de l’Église espagnole avec le franquisme. Et de ses écrits de combat je suis allé vers les romans. Donc j’ai découvert Bernanos par ses écrits de combats et après ses romans.


Boischaut-Nord Mag : Bernanos a été au Brésil. Vous-même êtes un grand voyageur. Vous êtes donc allé au Brésil sur ses pas…

Sébastien Lapaque : Je suis allé au Brésil en 2001 pour faire une enquête sur ses pas, pour retrouver les grands lieux où il avait vécu au Brésil. J’ai déjà vu sa ferme la croix des âmes. En fait grâce à Bernanos, je suis tombé amoureux du Brésil et j’y retourne régulièrement. J’ai écris au total quatre livres sur le Brésil. Un livre sur le séjour de Bernanos et trois autres livres qui n’ont rien à voir avec lui. Grâce à Bernanos je suis indéfectiblement lié au Brésil. Ce pays garde une énorme tendresse pour la France pour ce qui est de Bernanos, il est notable que tous ses livres ont été réédité. Ils ont été traduit récemment et une nouvelle génération de jeunes Brésiliens qui s’intéresse actuellement à Bernanos.


Boischaut-Nord Mag : Vous avez réédité un livre que vous avez publié il y a 20 ans. Pourquoi ?

Sébastien Lapaque : J’ai continué de travailler pendant 20 ans sur Bernanos parce qu’il y avait des aspects que je n’avais pas tout à fait éclairé notamment son séjour de 7 ans au Brésil. Très important. Il a écrit beaucoup là-bas. Il a fait des rencontres très importantes et puis d’autres aspects. Ce n’est pas une édition simple, il y a tous les textes que j’ai ajoutés à mon travail ont été mis en annexe et c’est un livre qui fait presque le double. C’est mon livre de 1998 plus 20 ans de travail sur Georges Bernanos.


Boischaut-Nord Mag : Que vous a apporté Bernanos depuis que vous l’avez découvert ?

Sébastien Lapaque : Il y a chez Bernanos un arrachement aux préjugés antisémite de sa jeunesse. Je pense que la découverte de l’existence juive que Bernanos fait tout au long de sa vie notamment au Brésil à travers sa rencontre avec Stéphane Zweig est très importante. C’est une chose le mystère et la vocation de Zweig. Bernanos m’a éclairé et étrangement au Brésil c’était le plus important dans ma découverte la plus récente de Bernanos.


Sébastien Lapaque rend hommage à Bernanos au cimetière

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© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

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