Une statue qui en dit long

Depuis 1930, la statue du berger allongé trône à côté de la collégiale Saint-Sylvain à Levroux. Le sculpteur indrien Ernest Nivet, élève de Rodin, signe ici un monument en pierre moulé et sculpté en 1906. cet édifice est classé monument historique au patrimoine architectural Mérimée.


Dans les différentes nomenclatures la sculpture à deux appellations, soit le Berger allongé, soit le Berger couché sur le ventre. Ce monument est issu d’un plâtre modelé en 1906 et exposé au Salon des artistes français où il remporte la troisième place.


L'ensemble de la statue est en pierre placé sur un socle lui-même en pierre et ayant un cartel. La pierre porte toujours des traces de granite large. Ces dimensions sont représentatives à celles de la taille d’un homme. Haut de 60 cm, long de 190 cm et large de 56 cm. Un habit simple, un chapeau mou et des sabots sont représentés. Il est couché sur le ventre, les mains sous le menton comme étant en pleine rêverie.


Le berger est visible par toutes les routes allant vers la place de l'église et mairie. Il est perceptible par toutes personnes. Le maire de Levroux, Marcel Bouillon en activité de 1917 à 1923 a commandé cette pièce pour la ville. Elle est d'abord placée dans le jardin de la ville. En 1994, elle est déplacée à sa place actuelle.


Ce berger appartenant au domaine public n'est pas cadastré. Celui-ci porte l’habit représentatif des plaines de la Champagne berrichonne. Il est l’emblème d’un homme de son époque. Celui qui représente l'individu lamda. Rien n'est donné sur sa portée symbolique mais il est possible de faire de bonnes suppositions.


Le bergé couché face à la collégiale de Levroux

Ernest Nivet a très certainement voulu symboliser le côté divin qui se trouve en chacun de nous par l'intermédiaire du Christ. Le symbole du berger est présent dans de nombreuses civilisations. Celui-ci est le protecteur du chef qui est capable de garder ses ouailles vers les pâturages, de se défendre en cas d’attaque du loup et dissuader les bandits.


Selon l’évangile de Saint-Luc 15, 4-7, « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! ».


La statue d'ErnestNivet semble bien être inspirée du Bon pasteur du Nouveau Testament. Celui qui est un guide et qui ne laisse pas ses brebis. Ceci explique son changement de place. Un symbolisme qui est plus fort par son face à face avec la collégiale.


Jérôme LAMBOURG

© 2018 par Boischaud-Nord mag. Créé avec Wix.com

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